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Dans les bras de Morphée, 2e partie: Quand le sommeil déraille.

Dans les bras de Morphée, 2e partie: Quand le sommeil déraille.

Compter les moutons, se retourner sans cesse, ressasser, nos nuits ne sont pas toujours aussi paisibles qu’elles devraient être. On estime que 30% de la population dort mal[1]. Après les mécanismes du sommeil le mois dernier, Delphine Morisetti, sophrologue, revient ce mois-ci sur ces nuits où le sommeil ne vient pas…

L’insomnie, qu’est-ce que c’est ?

L’insomnie se définit par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes et/ou trop précoces le matin sans pouvoir se rendormir. On ressent alors une insuffisance en quantité et/ou qualité de sommeil qui ont des conséquences importantes sur la vie diurne (irritabilité, somnolence, difficultés de concentration…). S’il est tout à fait normal d’expérimenter ces insomnies de façon ponctuelle en période de stress, on parle d’insomnie chronique lorsque les troubles se répètent au moins trois fois par semaine pendant plus d’un mois.

Les perturbateurs du sommeil

Lorsqu’on fait face à des insomnies, la première chose à faire est de dresser un état des lieux de ses habitudes pour débusquer les perturbateurs. Et en premier lieu, les écrans. De la télévision au smartphone, les écrans sont les ennemis du sommeil, à bannir de la chambre et à ne pas utiliser au minimum 1h avant le coucher. Leur lumière bleue empêche la production de l’hormone du sommeil (la Mélatonine), et la stimulation des images excite le cerveau.

Notre sommeil adore la régularité. Oui pour les siestes et les grasses matinées du weekend, mais en adoptant le bon timing : pas plus d’1h en plus le matin, et pas plus de 20min de sieste en journée pour en conserver tous les bienfaits sans grignoter notre capital nocturne.

Parmi les faux-amis du sommeil, l’alcool a un effet hypnotique trompeur, mais en réalité altère fortement la qualité du repos. Citons également le sport en soirée qui a tendance à réveiller notre corps et freiner sa descente en pente douce vers le sommeil (à noter que toutes les activités sportives ne sont pas à bannir avant le coucher, l’orgasme étant au contraire facilitateur d’endormissement).

Face aux insomnies, la première étape est de corriger toutes les mauvaises habitudes et adopter un comportement adapté pour favoriser l’endormissement. Toutes les approches douces (sophrologie, relaxation, phytothérapie,…), proposées par des professionnels formés aux problématiques spécifiques du sommeil ont également démontré leur intérêt le rétablissement d’une qualité de repos.

Si ces changements constituent le premier réflexe pour améliorer la qualité du sommeil en cas d’insomnie occasionnelle, ils doivent s’accompagner d’une prise en charge médicale plus approfondie s’ils persistent malgré tout. En attendant, voici deux conseils pour faire le point sur la qualité de votre sommeil.

Reconnaître son marchand de sable

En soirée, soyez particulièrement attentifs aux signes annonciateurs de votre sommeil. Vous baillez, vos yeux vous piquent ou se ferment, vous n’arrivez plus à vous concentrer, vous avez un peu froid, vous devenez grognon : ne luttez pas ! Il est temps pour vous d’aller dormir, au risque de rater le train de l’endormissement et de devoir patienter 2h de plus avant le prochain…

Profileur de mon sommeil

Vous dormez mal ? N’hésitez pas à tenir pendant quinze jours l’agenda de votre sommeil. Notez-y le plus d’informations possibles sur vos nuits (heures de coucher/lever, qualité de repos, activités en journée, repas/médicaments, …). Des supports se trouvent facilement sur internet. Ce profilage sera précieux pour vous aider à dresser le portrait-robot de votre sommeil.

[1] The Great British Bedtime Report, 2017 (eng) et Enquête INSV/MGEN, 2015 (fr)

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